La herse de la tour d’entrée de la maison natale de saint Bernard

Avant la restauration de la tour d’entrée de la Maison natale de saint Bernard, le rez-de-chaussée laissait voir l’encadrement d’une grande ouverture en arc segmentaire qui avait été murée pour laisser place à une fenêtre moderne. Au début de l’année 1883, le dessin du rez-de-chaussée de la tour d’entrée par Paul Selmersheim, architecte des restaurations, avait été guidé par cet aspect et par la voûte en berceau segmentaire de la salle située à l’arrière. Paul Selmersheim conservait la fenêtre et mettait en valeur l’ancienne porte par un arc surbaissé avec un retrait des piédroits de 40 cm.

Au moment de la réalisation du projet[1], on s’aperçut qu’il existait sous le parement une autre ouverture en arc brisé avec présence d’une rainure de herse. Devant cette découverte inattendue, Paul Selmersheim retraça une nouvelle ouverture. En effet, dans l’esprit des concepteurs, les restaurations devaient être un habillage contemporain qui conservait, dans la mesure du possible, les traces du passé le plus ancien en faisant en sorte qu’elles soient repérables, sans altérer l’harmonie d’ensemble de la façade. Selmersheim créa donc une baie en arc brisé à deux rouleaux, fit remplacer les pierres gelées de l’arc d’origine, garda les pierres qui remontaient probablement au XIVe siècle[2] ainsi que leurs enduits. Considérant que l’arc en arrière de la rainure avait été refait en même temps que le berceau de la salle, il lui substitua un arc en tiers-point comme à l’extérieur.

Pour rappeler l’ancienne herse, il eut l’idée de faire forger une grille fixe fermant la baie aux trois-quarts, dont il confia la réalisation à l’entrepreneur de serrurerie dijonnais Bernard Chaffotte[3]. Composée de 19 montants avec une grande pointe forgée à une extrémité et de 11 traverses en fer fin et rond, passant dans 183 trous renflés et goupillés, elle pèse 252 kg. Afin d’éclairer la salle qui abrite les gonds de l’ancienne porte, il fit fermer le haut de la baie par un vitrail. Comme toutes les verrières qui ont été posées dans la Maison natale à cette époque, celle-ci a été créée spécialement par le peintre verrier parisien Léon Ottin[4]. La fausse herse protège donc le vitrail, rappelle le passé, tout en jouant un rôle dans l’esthétique de la tour. Elle est une réponse artistique et architecturale à une donnée nouvelle survenue en cours de chantier, pour respecter un aspect patrimonial.

Sigrid Pavèse avec la collaboration d’Élisabeth Réveillon

 

[1] Archives diocésaines de Dijon, 5 L 2/2, Lettre de Paul Selmerseim à Christian de Bretenières, 31 juillet 1883.
[2] D’après, Hervé Mouillebouche, entretien oral.
[3] Archives diocésaines de Dijon, 5 L 2/2, Mémoire n° 12.
[4] Archives diocésaines de Dijon, 5 L 2/2, Lettre de Paul Selmersheim à Christian de Bretenières, 3 novembre 1883.

Les conscrits de la classe 1957 à Fontaine-lès-Dijon

 

En haut de gauche à droite : Jean Bernard, Maurice Taisant (Hauteville), Gilbert Ciccardini, Georges Buteau.

En bas, de gauche à droite : Michel Parot, Jean Aubrun, Charles Buteau. Collection Jean Aubrun.

 

 

Cette photo prise en novembre 1956 montre les six conscrits fontainois de la classe 1957, auxquels s’ajoute un Hautevillois. Le 27 novembre 1956[1], les jeunes gens s’étaient retrouvés dans la cour de l’hôtel de ville de Dijon, avant de pénétrer dans la grande salle du conseil de révision où se tenaient, assis derrière une table, des militaires, des médecins et les autorités municipales des communes concernées avec, pour Fontaine, le maire Léonce Lamberton et le premier adjoint, Joseph Bajotet. Là, ils avaient subi les examens réglementaires et tous avaient été déclarés « bons pour le service ».  Pour chacun d’eux et malgré des perspectives angoissantes, il y aurait eu une sorte de sentiment de déshonneur à ne pas être pris, et ce fut dans un joyeux brouhaha que s’était effectuée la sortie, vers midi. Dans la rue, ils étaient attendus par des forains qui avaient installé leurs baraquements pour leur vendre des insignes tricolores indiquant leur aptitude au service armé. Arborant, épinglées à la poitrine, de multiples cocardes, la petite équipe avait posé dans le square des ducs comme on le voit ci-dessus, puis elle avait pris la direction des cafés où le maire de la ville, le chanoine Kir, était venu les saluer…

Le lendemain avait débuté la « tournée » pour visiter les maisons et ramasser les fonds nécessaires à l’organisation du « banquet de la classe ». Durant plusieurs jours, à bord d’une voiture de 1938 qui avait remplacé la carriole en usage les années précédentes, une bande de joyeux lurons curieusement accoutrés, formée par les conscrits, les sursitaires et les « bleus » de la classe à venir, avait respecté la tradition en défilant  bruyamment dans les rues de Fontaine et d’Hauteville, fêtant leurs 20 ans dans une cacophonie de cris, de sifflets, de trompettes, de clairons et du trois tons qui avait pris la place du klaxon, le tout dans une atmosphère de beuverie alimentée par le petit blanc de pays, servi généreusement par les vignerons du terroir qui les accueillaient à bras ouverts… Avant de rejoindre le samedi 5 janvier 1957 l’hostellerie de l’Étoile, rue Marceau à Dijon, le petit groupe s’était rendu aux monuments aux morts d’Hauteville et de Fontaine pour déposer une gerbe et respecter une minute de silence observée avec gravité car les étourdissements de la fête ne pouvaient faire oublier la perspective de devoir partir en Algérie pour des « opérations de maintien de l’ordre ». Après les agapes dijonnaises, les réjouissances s’étaient poursuivies à Fontaine avec le bal donné dans la salle Guy, qui se trouvait à l’étage du café de la place du Perron. Cette tradition des conscrits fut une des dernières qui eut lieu à Fontaine. En 1960, elle avait disparu.

Dans ce rite de passage vers l’âge adulte qui permettait de se défouler, une relation étroite s’était créée entre ces jeunes gens nés la même année. Les temps forts vécus ensemble pendant les festivités avaient été une expérience humaine qui avait cimenté cette communauté de jeunes hommes. Quelques mois après ces festivités, et malgré les cierges qu’ils avaient brûlés dans la chapelle Saint-Bernard pour ne pas avoir à rejoindre les unités combattantes en Algérie, ils durent tous aller servir en Algérie. Ils furent libérés au bout de 28 mois pour les simples soldats, et 30 mois pour les sous-officiers comme Jean Aubrun, mais plus de 15 000 appelés et conscrits comme eux, n’eurent pas la chance de revenir.                                                                                               Sigrid Pavèse

 

[1] AUBRUN (Jean), Qui m’a volé mes vingt ans ? Edilivre, 2018.

Un moine, chauffe-lit

Un moine dans le grenier d’une maison familiale à Fontaine-lès-Dijon. (Collection particulière)

Cet objet en forme d’œil ou de luge-traîneau, dressé verticalement dans un grenier, a été photographié au 15 de la rue Jehly-Bachellier, l’ancienne ferme de la famille Sicardet. C’est un moine, un ancien ustensile du quotidien que l’on glissait dans le lit pour servir à le chauffer et à rendre les épais draps en toile plus secs en hiver, tout en évitant de le les brûler.

L’origine du nom est inconnue. Il pourrait être l’abréviation de « chaufferette de moine » qui désignait un objet en usage dans les monastères dont les dortoirs n’étaient pas chauffés. L’explication des jeunes moines chargés de chauffer le lit des plus vieux en s’y installant un moment avant leur coucher est pittoresque mais non documentée.

Longue d’environ 1,30 m, large et haute de 30 cm, la structure est composée de quatre arceaux de bois cloués entre eux deux par deux, avec au centre des plaques métalliques en haut et en bas, servant de réceptacle au réchaud proprement dit.

« On suspendait un petit seau rempli de braises encore chaudes à un crochet du support supérieur. Pour le manipuler sans se brûler, le récipient avait une poignée. On glissait le moine sous les couvertures pour diffuser la chaleur des braises afin de compenser la froideur des chambres. J’en ai profité pendant mon enfance car je dormais dans la chambre du rez-de-chaussée qui était très grande et sans chauffage. Heureusement, les progrès en matière de chauffage ont rendu cet objet inutile ! » raconte Madeleine Festeau-Sicardet.

Sigrid Pavèse

Le saint Bernard du portail nord de l’église Saint-Bernard

Saint Bernard. Portail nord de l’église Saint-Bernard. 2007. Cliché S. Pavèse.

Au-dessus de la porte latérale nord, sous un gâble en accolade à rampants fleuronnés, une statuette en pierre de saint Bernard est posée sur une console polygonale ornée d’une frise de feuillages ajourés et d’un écu. L’enfant du pays est représenté en abbé vêtu de la coule, le capuchon complètement rabattu à l’arrière, avec son attribut, un livre, soutenu par la main gauche, les doigts repliés pour le maintenir ouvert. En 1969, la statue a été caillassée, la tête a roulé dans les broussailles, le bras droit a été cassé ainsi que les plis de la coule. La statue a été réparée la même année. Après 1978, un paroissien a ajouté un collier de barbe au visage, accentué la tonsure cistercienne et l’a aussi dotée d’une nouvelle crosse. La statue actuelle n’a  pas grand-chose à voir avec celle du XVIIIe siècle dont la commission départementale des Antiquités avait demandé le classement en 1920.

Sigrid Pavèse et Élisabeth Réveillon

La fanfare de Fontaine et Daix

La fanfare de Fontaine et Daix à Daix pour la fête de saint Laurent, en août 1928, cliché Marcel Bouhin de Daix (Collection particulière).

En 1924, Henri Carlet, un des 120 salariés du fabricant de chaussures Belorgey avenue Gounod à Dijon[1] et futur maire de Fontaine de 1932 à 1935, avait aidé son fils, prénommé lui aussi Henri et cordonnier comme son père, à reconstituer, l’ancienne société musicale de Fontaine[2]. Ce nouvel ensemble, avait alors pris le nom de fanfare de « Fontaine et Daix », que l’on devine inscrit sur la grosse caisse de la photo. Comme chef de musique, Henri Carlet fils se trouve derrière cette grosse caisse. Henri Carlet père est le personnage le plus âgé, debout, à droite. Il porte une moustache comme son fils. La fanfare était présidée par le boulanger de Fontaine, Gustave, dit Valentin Aubrun.

L’ensemble était composé de 30 musiciens. La plupart faisaient également partie de l’Harmonie des cheminots du PLM, dont Henri Carlet fils, était également sous-directeur[3]. À côté d’Henri Carlet, père et fils, les musiciens de Fontaine étaient Camille Aubrun, Pierre Bouchard, Eugène Gaveau, Gaston Lautrey, Henri Rousseau, et Roger Sicardet. Les autres exécutants étaient originaires de Daix, Talant, Hauteville et un professeur au conservatoire venait d’Ahuy[4].

En 1925, le conseil municipal de Fontaine-lès-Dijon avait voté un crédit en faveur de cette société musicale[5] et les répétitions avaient lieu deux fois par semaine, de 21 heures à 23 heures, les mercredis et samedis, dans l’ancienne mairie devenue la Galerie La Source.

Cette formation donnait des concerts sur la place du Perron et dans les villages voisins. Elle animait les fêtes et les manifestations locales en interprétant des marches, des fantaisies, des opérettes… et rencontrait beaucoup de succès. Malheureusement, elle ne se releva pas du décès, suite à une maladie, de son directeur, Henri Carlet fils, en janvier 1931, à l’âge de 31 ans.

Sigrid Pavèse

[1] RENAUD (Guy), Le passé industriel de Dijon, Alan Sutton, Paris, 2009 p. 88.
[2] Archives diocésaines de Dijon, 8D 084, fonds Merle, Bénédiction de la bannière de la société musicale de Fontaine en 1876.
[3] Bulletin paroissial de Fontaine-lès-Dijon et Daix, n°1 et 2, Janvier-février 1931.
[4] VIENNET (Omer), Le Bien public, 8 septembre 1977.
[5] Archives départementales de la Côte-d’Or, OS 286, 8 février 1925.

Fontaine-lès-Dijon d’après le plan d’Édouard Bredin dressé en 1547

Pour Fontaine-lès-Dijon, les documents graphiques au XVIe siècle sont rares et la moindre image dessinée comme celle qui apparaît dans « Le vray portraict de la ville de Dijon », suscite l’intérêt. Cette gravure en noir et blanc, de 40 cm sur 29 cm est tiré du tome 1 de la Cosmographie universelle du géographe Sébastien Munster rééditée et augmentée par François de Belleforest en 1575[1].

La mention dans le coin inférieur droit « Geometrice depinxit/Edoardus Bredin 1574 » indique que l’exécution de ce plan a été confiée en 1574 à Édouard Bredin, peintre, dont on sait qu’il a été reçu maître peintre verrier à Dijon en 1561. S’il a été réalisé de manière géométrique, c’est-à-dire avec la prise de mesures, il n’a pas bénéficié d’un relevé topographique[2].

Comme le veut la tradition au XVIe siècle, Bredin représente Dijon en vue cavalière. Dijon nous apparaît avec son enceinte bien tracée ponctuée de tours, de portes et de bastions, les fossés qui l’entourent, ses rues apparentes, ses édifices en relief et une eau abondante. La ville est décentrée vers l’est afin de montrer la campagne qui l’environne c’est pourquoi Fontaine-lès-Dijon est visible.

Le village figure dans l’angle nord-ouest, à droite, caché en partie par les armoiries royales car le plan a été réalisé sur intervention royale. En effet, le président du parlement Denis Brûlart, qui voulait faire exécuter une représentation de Dijon, s’était heurté au refus de la Chambre de la Ville, peu soucieuse de voir révéler l’emplacement de ses fortifications et de ses monuments alors qu’elle était proche de la frontière avec l’Empire germanique. Il avait donc fait appel au roi Charles IX qui avait approuvé l’idée d’un plan de Dijon et la Ville s’était inclinée devant la volonté du Roi[3].

Dans la partie visible de Fontaine, comme dans tout ce « portrait de Dijon », il ne faut pas chercher l’exactitude ainsi qu’en témoigne le profil erroné des montagnes situées en arrière-plan de Fontaine. Le peintre s’est en effet peu soucié de la perspective. Il voulait surtout situer en rendant l’ensemble esthétique et lisible. L’échelle indiquée en toises en bas du plan n’est donc pas respectée : Fontaine est trop rapprochée de Dijon et de Talant. L’édifice, surmonté d’une croix et posé sur un pic isolé a suscité la controverse au XIXe siècle. Il a été identifié tantôt comme étant l’église de Fontaine[4], tantôt comme le château natal de saint Bernard, la croix qui le surmonte montrant qu’il contenait une chapelle consacrée au saint[5]. En réalité, il s’agit de l’image de l’église Saint-Laurent de Daix quand elle était sur le plateau, là où se trouve aujourd’hui le cimetière.

Sur la butte de Fontaine, le château est en partie en ruine comme dans le dessin d’Étienne Martellange[6] 40 ans plus tard et l’église est masquée. Au-dessous, les maisons du bourg bordées pour certaines de palissades se mêlent à des arbres. Le chemin qui part de Fontaine conduit à la porte Guillaume.

La valeur documentaire de ce plan pour Fontaine est donc faible. La précision et l’exactitude ne sont pas visées en premier. L’objectif est de donner une image à la fois reconnaissable et attrayante de la ville de Dijon et de sa situation avec les buttes historiques qui la dominent.

Sigrid Pavèse

[1] BONNAMAS (Lucien), « Les anciens plans de Dijon », Mémoires de la Société bourguignonne de géographie et d’histoire, Tome 25, 1909, p. 339-441.
[2] OURSEL (Charles) « Topographie historique de Dijon. Le quartier des Tanneries », Mémoires de la Commission des Antiquités de la Côte-d’Or, XV, 1906-1910, pp. 1-164.
[3] BRUXELLES (Charlotte de),  Étude du plan Bredin, 1574, Rapport de stage pour un master 2 Archéologie, Culture, Territoire, Environnement, Université de Bourgogne, 2012.
[4] RENAULT (abbé), Notice sur le château paternel et la chambre natale de saint Bernard à Fontaines-lès-Dijon, Fontaine -lès-Dijon, 1874.
[5] BONNAMAS (Lucien), ouvrage déjà cité.
[6] Martellange (Étienne), Vue de Fontaine-lès-Dijon, le 21 septembre 1611.

La clé de voûte de la coupole de la chapelle Saint-Bernard dans la Maison natale

À gauche, la lithographie de la clé de voûte armoriée de la coupole de la chapelle Saint-Bernard a été exécutée par Louis Edmond Chapuis, peintre et graveur dijonnais (1851-1934) d’après un dessin du sculpteur Frédéric Creusot (Semur-en-Auxois, 1832-Dijon, 1910)[1]. L’architecte des restaurations de la Maison natale, Paul Selmersheim, avait accrédité Frédéric Creusot pour rétablir les sculptures des coupoles, en forme de couronnes royales qui avaient été altérées après la vente de la Maison natale comme bien national en 1793.

Les religieux Feuillants qui avaient acquis la Maison natale en 1613 avaient obtenu de Louis XIII qu’il soit le fondateur de leur monastère. Pour constituer leur église, ils avaient transformé les salles basses de l’ancien donjon en chapelles qu’ils avaient décorées grâce aux libéralités du roi. En 1619, la chapelle qui était considérée comme le lieu de naissance de saint Bernard et avait abrité un oratoire primitif était dédiée au roi. C’est ainsi que dans cette chapelle le chiffre de Louis XIII se trouve sur chaque entablement des colonnes géminées, sur l’arcade en anse de panier au-dessous des  tribunes et quatre fois sur l’entablement sphérique des coupoles. Quant à ses armoiries, elles sont placées sur la clé de voûte. L’écu, au centre, porte deux écussons, l’un aux armes de France avec ses fleurs de lys, accolé à un second aux armes de Navarre avec ses chaînes. Il est  tourné vers l’autel de la chapelle. Sa pointe, ornée du L entrelacé de feuilles de lauriers, regarde l’entrée. Ce blason est surmonté de la couronne royale fleuronnée de fleurs de lys. Il est entouré de deux colliers. Le premier est celui de Saint-Michel reconnaissable à ses coquilles et à son médaillon représentant saint Michel terrassant le dragon. Le deuxième est celui du Saint-Esprit formé d’un cordon de fleurs de lys où s’intercalent les L de Louis XIII et d’une croix à quatre branches égales  dont l’avers présente une colombe. Un cartouche à enroulements découpés enserre des dauphins en supports. À la partie supérieure, la tête de la dépouille d’un lion surmonte une tête d’ange aux ailes déployées, tandis que les pattes arrières de la bête prennent la place de la queue des dauphins.

Sigrid Pavèse avec la collaboration d’Élisabeth Réveillon

[1] Chomton Louis, Saint Bernard et le château de Fontaines-lès-Dijon, tome 1, Dijon, 1891, planche 8.